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 L'oiseleur (Vania)

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En buena hora
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L'oiseleur (Vania) - Mer 27 Juin - 23:06
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    « Vous me faites rire » qu’elle dit, sa voix perdue parmi celle des autres personnes présentes. Mila sourit, drôle d’oiseau perchée sur son tabouret de bar, alors qu’un homme accoudé au comptoir s’applique à réaliser son plus beau sourire. Il parle fort, prince plein d’assurance qui glisse entre ses lèvres un large verre de bière. Il est de ces habitués, des ces types qui s’enivrent à en oublier leurs nuits. Il est le loup, face à cette brebis à la peau pâle qui lui parle depuis ses millions d’années-lumière. Il parle de lui, beaucoup. Et Mila étouffe un rire alors qu’elle porte à ses lèvres un verre qu’elle a commandé comme étant « un cocktail au hasard ». « Je pense que vous avez un sérieux problème d’égo ». Elle dit, parce qu’elle le pense. Il fronce les sourcils, la toise du haut de toute sa splendeur fictive. Pauvre fille, pauvre folle. Ses doigts se resserre autour de son verre alors qu’il entame de s’enfuir. « Apparemment vous n’appréciez pas la franchise… » qu’elle murmure en portant à nouveau le verre à ses lèvres, non sans éprouver un certain soulagement à voir l’homme s’éloigner. Sa tête commence à tourner, suffisamment légèrement pour qu’elle se sente bien. C’est comme si son corps tout entier devenait soudain si lourd et en même temps si léger. Mila sourit, il doit être tard et elle devra déjà être rentrée. Pourtant elle reste, le regard posé sur ces gens dont les ombres dansent au rythme de la musique. Ils ressemblent aux histoires que lui racontait Vania autrefois. Ils ressemblent à ces personnes auxquelles elle aurait souhaité ressembler. Ils sont le bruit, ils sont la musique. Ils vont et viennent, rient aux éclats ou hurlent à s’en crever les poumons. Ils s’embrassent, tellement fort. Et puis ils s’embrasent. Ses doigts autour de son verre, Mila s’apprête à partir, à disparaitre, bien incapable de savoir comment se mêler à la foule et devenir à son tour une de ces sirènes dont on rêve secrètement d’embrasser les lèvres. Elle sa se lever quand son regard s’accroche sur une silhouette. Une femme, mais pas une de celle qui ressemblent aux autres. Elle la reconnaitrait entre milles, puisque c’est à elle qu’elle ressemble. L’âme sœur. Il s’agit forcément d’une erreur, forcément d’une image. Ca ne peut pas être Vania. Elle est loin, tellement loin. Pourtant, elle a cette même manière de se déplacer, et se visage qui ressemble à s’y méprendre au sien. Alors Mila glisse de son tabouret, attrape sa veste, et glisse son corps parmi ceux des danseurs ivres. C’est une image, c’est forcément une image. L’alcool l’enivre plus que de raison.
    Elle doit rentrer.
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Re: L'oiseleur (Vania) - Jeu 28 Juin - 20:36
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faut croire que les informations étaient bonnes. tu ne pensais pas pouvoir faire confiance à cet homme étrange croisé en chemin. il ne semblait pas inoffensif, c'est certain, mais semblait en savoir des vertes et des pas mûres. une nana, qui te ressemble, voilà ce que tu lui as demandé et voilà ce qu'il t'a répondu. une direction, que tu as prise sans même te poser mille questions. tu n'es pas de celle qui s'arrête pour réfléchir. peser le pour et le contre est une perte de temps. toi, t'as juste besoin de foncer, toi, t'as juste besoin d'avancer, comme tu avances là, parmi les foules qui s'accaparent les rues. des rues que tu commences à apprécier. elle ne peut pas être loin, elle doit même être là, si proche. tu pourrais presque la sentir. une connexion à laquelle tu as toujours cru. petite, tu essaies de lui retirer la douleur, petite tu essayais de prendre un peu de son mal, à t'en donner des migraines terribles.. mais toi, tout ce que tu voulais, c'était que ta jumelle aille mieux. un regard qui dévie, une connexion retrouvée et la voilà qui te regarde. elle a ce rouge au joue qui t'indique qu'elle profite de la vie. pas le temps de la rattraper qu'elle s'en va déjà. la perdre ? ça, jamais. alors tu accélères le pas, tu te faufiles parmi la foule et te voilà à lui courir après. ta main contre son avant-bras, tu l'arrêtes sagement et tu la retournes pour qu'elle te fasse face. tu croyais que j'allais te laisser partir à l'aventure sans moi ? tu lui souffles, t'as ce sourire aux lèvres. tu pourrais être en colère, tu devrais, même sûrement, mais tu n'es pas de celle qui s'énerve ou qui crie. tu te contentes de sourire et d'entrelacer tes doigts aux siens. où comptais-tu aller ? tu rajoutes, dans un murmure qui se glisse jusqu'à son oreille. tu te rapproches d'elle, ta main toujours dans la sienne. ta soeur, retrouvée. ta soeur, l'oiseau chanteur.
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